11.10.2017, 23:49

Baisse des charges des remontées mécaniques

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Torgon vient de faire l’expérience d’un renouvellement de concession. Un exercice pour le moins coûteux…

 11.10.2017, 23:49 Baisse des charges des remontées mécaniques

Les remontées mécaniques verront leurs charges administratives diminuer. Lors de sa séance de mercredi, le Conseil fédéral a décidé de porter la durée des concessions des installations à câbles de vingt-cinq à quarante ans, a communiqué hier la Confédération. Cette mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2018. Elle est justifiée par une réduction des charges pesant sur les...

Les remontées mécaniques verront leurs charges administratives diminuer. Lors de sa séance de mercredi, le Conseil fédéral a décidé de porter la durée des concessions des installations à câbles de vingt-cinq à quarante ans, a communiqué hier la Confédération. Cette mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2018. Elle est justifiée par une réduction des charges pesant sur les remontées mécaniques, mais aussi par une volonté de faire diminuer les charges de personnel de la Confédération. «Le niveau de sécurité reste tout aussi élevé qu’auparavant. La prolongation des concessions n’influe pas sur les exigences matérielles concernant la sécurité des installations», indique l’exécutif fédéral.

Satisfaction des remontées mécaniques valaisannes

En Valais, si les représentants des remontées mécaniques se félicitent de la décision fédérale, toutes ne le font pas avec le même enthousiasme. «L’Association des remontées mécaniques valaisannes salue cette décision qui va dans le sens d’un allègement des charges administratives sans pour autant que la sécurité des installations ne soit touchée», indique le président de cette association, Berno Stoffel. Celui qui est aussi directeur général de la société d’exploitation touristique de Grächen estime que l’allongement de la durée des concessions est une bonne chose «mais que ce n’est pas énorme comme décharge».

De quelques dizaines de milliers de francs…

«C’est une bonne décision, on évitera de la paperasse », se réjouit de son côté le directeur des remontées mécaniques de Nendaz et de Veysonnaz, François Fournier. De son point de vue, l’impact de la décision est intéressant. «A chaque renouvellement, cela représente quelques dizaines de milliers de francs en rapport d’experts pour prouver le bon état de l’installation.»

… à un million

Du côté de Torgon, la réalité des chiffres semble très différente. Le député Xavier Mottet, président des remontées mécaniques, vient de faire l’expérience d’un renouvellement de concession. Un exercice pour le moins coûteux en ce qui concerne Télé-Torgon. «Chaque année, il y a un entretien normal. Pour le renouvellement des concessions, il faut une étude complète. Pour la dernière installation pour laquelle nous avons obtenu le renouvellement pour vingt-cinq ans, cela nous a coûté un million de francs, répartis sur deux ans.»

Des réalités différentes

Comment expliquer de telles différences de chiffres? Xavier Mottet fait le parallèle avec l’entretien d’une voiture. «Celui qui possède une Ferrari ne paie pas trop cher lorsqu’il doit passer l’expertise, car il a les moyens de bichonner son véhicule. Par contre, celui qui roule avec une voiture d’occasion et qui peut tout juste payer les assurances et faire juste ce qui est nécessaire au niveau de l’entretien aura beaucoup plus de frais avant de passer au Service auto.» En d’autres termes, la décision du Conseil fédéral semble bien plus intéressante pour les petites sociétés que pour les grandes. Par contre, toutes respectent les mêmes normes de sécurité et font l’objet de contrôles réguliers.


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